Sublime Côte d’Ivoire: Les Guides au cœur de la valorisation du patrimoine
Jeudi 13 Novembre 2025
Sublime Côte d’Ivoire: Les Guides au cœur de la valorisation du patrimoine
Un mini circuit d’Abidjan à Grand-Bassam, ce jeudi 13 novembre, a constitué la trame actancielle de la célébration décalée de la Journée internationale des Guides de tourisme par le Ministère du Tourisme et des Loisirs.
Sou l’égide du ministre du Tourisme et des Loisirs, Siandou Fofana, la célébration de la Journée internationale des Guides de tourisme, au-delà de la date commémorative du 21 février de chaque année, et exceptionnellement décalée au 13 novembre 2025, a pris des allures de véritable itinéraire initiatique. À travers le mini circuit de la « Route des Rois », les participants ont exploré des sites emblématiques qui incarnent l’histoire, la culture et la vitalité de la Côte d’Ivoire. Et ce, à l’initiative de la Direction générale de l’industrie touristique et hôtelière (DGITH), à travers sa Direction de la coopération et de la professionnalisation (DCP). En tout cas, le DG, Dr Fagama Klo, et son Directeur opérationnel, Raoul Marcel Ohoueu, ont mis les petits plats dans les grands aux fins de valoriser le métier de guide touristique.
De l’esplanade du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire dans la commune de Cocody, symbole moderne d’Abidjan, lieu de rassemblement et vitrine de l’hospitalité ivoirienne, au Musée du Costume ivoirien de Grand-Bassam (écrin des arts vestimentaires, miroir de la diversité culturelle du pays) de la cité balnéaire, historique, fleuron du tourisme ivoirien et patrimoine mondial de l’UNESCO, en passant par plusieurs étapes entre la capitale économique actuelle et celle coloniale, c’est à la découverte d’un pan du patrimoine immatériel de la Sublime Côte d’Ivoire ont été conviés les excursionnistes du jour.
Ils sont donc partis, en expédition, soutenus par des commentaires avisés de Guides et récits historiques, à la (re) découverte Pont à haubans, Alassane Ouattara, puis de son aîné, le Pont Félix Houphouët-Boigny, infrastructures majeures qui relient les quartiers et rappellent l’ambition architecturale du pays, avant une double-escale au cœur du Plateau. Celle de la Cathédrale Jean Paul II et de Place de la République : espaces spirituel et civique, témoins de la foi et de la citoyenneté.
Puis le cap fut mis sur Abidjan Sud, notamment, à Treichville, sur le Palais des Sports, et Port-Bouët, au Rond-point de la Place Akwaba : lieux de convivialité et de dynamisme, où se rencontrent jeunesse et culture populaire.
Enfin, la toute nouvelle autoroute d’Abidjan à Grand-Bassam, porte d’entrée vers le patrimoine historique et balnéaire, a été arpentée pour accéder aux parvis royaux des peuples Abouré et N’Zima Kotoko. Notamment aux Cours royales de Moossou et de Bassam : hauts lieux de tradition, où se perpétuent les civilités royales et les savoirs ancestraux.
Enfin, la vieille ville de Bassam dite quartier France, mémoire coloniale et patrimoine classé, inscrite dans l’identité nationale, a constitué le clou du trip.
Devoir de mémoire et de transmission
Cette célébration a offert une double opportunité. Pour les guides professionnels : démontrer leur savoir-faire en Accueil, Animation et Guidage (AAG), valoriser leur rôle de médiateurs culturels et renforcer leur reconnaissance institutionnelle. Pour les étudiants en tourisme : vivre une expérience immersive, apprendre directement sur le terrain et comprendre l’importance du patrimoine dans la construction d’une identité nationale. La mise en compétition des guides, l’accompagnement pédagogique des étudiants et la diffusion des textes réglementaires ont permis de conjuguer formation, valorisation et célébration.
Une Côte d’Ivoire sublimée
Au-delà de l’événement, ce circuit illustre de l’ambition de booster le tourisme domestique, à travers la stratégie « Sublime Côte d’Ivoire ». En, notamment, promouvant les sites culturels et historiques, créant des emplois tout en renforçant les compétences. En donnant aux guides et aux étudiants un rôle central, la célébration de la Journée internationale, démontre s’il en était encore besoin, que la valorisation du patrimoine est aussi un levier de développement, culturel, économique et social au service d’une destination attractive et compétitive.